Le boom des réseaux sociaux d’entreprise.

Lecko, cabinet de conseil en organisation et nouvelles technologies, présente aujourd’hui la version 2013 de son étude sur le marché des réseaux sociaux d’entreprise (RSE). Lever de rideau en avant-première sur les riches conclusions de l’étude.

  • RSE, une tendance de fond

Selon Lecko, en 2012, le marché des licences de solutions RSE a atteint 26 millions d’Euros contre 9,5 millions en 2011, soit un boom de 170%. Et l’année 2013 sera sur le même rythme. Lecko note que 70% des entreprises du CAC ont un RSE opérationnel ou en cours de déploiement et l’ensemble du marché du logiciel se « socialise ». Les réseaux sociaux d’entreprise ne sont pas un phénomène de mode, bien au contraire. Les cinq domaines d’applications majeurs sont : collaboration, communication, processus, Knowledge Management et CRM.

  • Intelligence collective pour les entreprises et reconnaissance pour les salariés comme bénéfices des RSE

Quand ils mettent en place un réseau social d’entreprise, les dirigeants recherchent de l’agilité et la capacité de mobiliser l’intelligence collective. Les collaborateurs y trouvent quant à eux une nouvelle reconnaissance auprès de leurs pairs et une efficacité collaborative supplémentaire. Les RSE sont aussi un formidable moyen de traiter la sur-information, d’améliorer la circulation et le partage de l’information et de gérer les connaissances et les compétences. Lecko note une tendance forte des éditeurs à proposer des fonctionnalités de gamification (ou « pointification ») pour créer des bénéfices directs et rapides auprès des utilisateurs.

  • Un ROI concret selon le contexte métier et l’évolution des pratiques

Les succès sont au rendez-vous pour les entreprises qui ont su faire évoluer leurs pratiques et les aligner avec de nouvelles stratégies métiers. La gestion des connaissances, la relation clients ou la collaboration sont des domaines d’applications courants pour les Réseaux sociaux d’entreprise. La mesure des bénéfices est donc propre à chaque contexte. En revanche, il est possible aujourd’hui de suivre des indicateurs intermédiaires traduisant l’évolution des pratiques sur lesquelles reposent les succès métiers.

  • Le potentiel social sous-exploité des RSE

Pour l’instant, la majorité des usages sont proches de ceux existant sur les Intranet collaboratifs ; seuls quelques îlots dans l’entreprise ouvrent la voie à de nouvelles pratiques prometteuses. Beaucoup d’entreprises ont adopté les réseaux sociaux sans en voir toute la valeur ajoutée car elles sont convaincues de ce qu’ils apporteront sur le long terme.

  • L’entreprise en quête de transformation

Les approches usuelles consistant à créer des communautés de pratiques ou des communautés extra-professionnelles fonctionnent mais sont difficiles à généraliser car elles nécessitent de convaincre rapidement une masse critique d’utilisateurs pour générer une valeur créatrice d’adhésion durable. D’autres approches émergent autour de la gestion de la productivité personnelle ; elles visent à créer des bénéfices individuels rapidement en vue d’une mise en réseau dans un second temps.

  • Les Goliaths des RSE

Technologiquement, les acteurs historiques du marché de la collaboration ont complété leur offre des fonctions sociales qui leur manquaient les années passées. Ils ont rattrapé leur retard sur les pure-players qui ont défriché le marché depuis cinq ans et ont été très innovants. Microsoft en représente un exemple flagrant avec sa nouvelle version de Sharepoint, et l’intégration prochaine de Yammer que l’éditeur a acquis en juin 2012. Ces acteurs sont également en mesure de s’adresser à tout type d’entreprise grâce à des offres SaaS. La masse du marché de la collaboration est ainsi peu à peu captée par quelques acteurs de dimension internationale comme Microsoft, IBM, Jive ou Cisco. En France, Bluekiwi, épaulé par ATOS et enrichi de nouvelles fonctions, est le seul à réussir son entrée entre dans ce club fermé.

Pour télécharger l’étude dans son intégralité, cliquez ici.



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